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Photo du salon bodyfitness par Julien chal

Des photos du salon bodyfitness 2004 avec pas mal D'athlete je crois reconnaitre Belotti , David Ramos , Julien Bensaid , Omar Deckar, Thooft etc ...

 

Fehd Karouani : une étoîle est née

 

Stephane Hojdar Habitué du top de Colmar

 

MICKAEL LOUVEL champion de France Handisport un mec qui en a du cran ...

 

Julien Chal

 

Mon parcours

J’ai commencé à écrire à l’âge de quinze ans et j’ai eu mon premier appareil photo à l’âge de dix sept. A l’époque, j’habitais Montrouge et c’est au stade Maurice Arnoux que j’ai soulevé mes premiers poids. J’étais gros, mal dans ma peau et je manquais de persévérance. Ce n’est que bien plus tard au retour du service militaire où j’avais perdu quinze kilos que je me suis mis à soulever de la fonte régulièrement et à y prendre goût.
Pour ce qui est de la compétition, en 1997, un de mes amis, féru de fonte, qui pratiquait la muscul, achetait la presse spécialisée et avait déjà assisté à des compets m’avait convaincu de l’accompagner à Bagneux, en banlieue parisienne, assister à une compétition ACF, il devait s’agir d’une finale France si mes souvenirs sont exacts .
Comme tout néophyte, l’idée de voir pendant plusieurs heures des athlètes hypertrophiés faire les mêmes mouvements devant une foule hystérique ne m’excitait guère.
Bien en a pris en tout cas à cet ami d’insister et de me traîner à Bagneux car ce que j’allais y découvrir était l’exact contraire de ce à quoi je m’attendais. Qui n’a jamais assisté à une compet ne peut pas savoir de quoi je parle. Hors le coté « concentration de gros « qui vous donne l’impression d’avoir pénétré dans une autre dimension, ce qui prévaut c’est l’ambiance qui règne. C’est un vrai spectacle, on souffre avec les mecs, il y a de la tension,
du stress, des cris, des explosions de joie, des déceptions, des récompenses, de la satisfaction, des coups de gueule. Et puis le public qui hurle, beugle, éructe, applaudit.
Bref, tout ce qui fait le sel d’une vraie discipline sportive avec beaucoup de moments forts, des moments d’émotion intense, une salle où se déroule une compet’ culturiste est une salle qui vibre.
Et puis surtout il y a les athlètes !
Je ne me suis jamais ennuyé à une compétition tellement ils sont tous différents du premier pas au vétéran. Il y a ceux qui ont un beau galbe mais qui posent moyennement et le contraire, ceux qui manque de sèche par exemple mais qui auront pigé le truc au niveau du posing libre, qui offrent un moment de pure grâce.
Le seul petit reproche que je pourrais faire c’est que beaucoup manquent d’imagination au niveau du choix des musiques et qu’on finit par entendre à peu près toujours la même chose. Je me souviens notamment de cette compet où tous posaient sur la musique de Titanic.
J’ imaginais au départ les culturistes volontiers un rien méprisants, refermés sur eux-mêmes, ne communiquant qu’entre eux.
Je voyais l’univers du body comme un microcosme parfait où le non-initié n’avait pas droit de cité, où à partir du moment où on n’avait pas un tour de poitrine supérieur à la moyenne, on se faisait éjecter.
C’est plutôt drôle mais je sais que les premiers temps ils m’impressionnaient tellement que j’osais à peine les approcher de peur qu’ils ne m’envoient paître. Je me souviens que par exemple au départ je ne parlais qu’à la compagne de Pascal T’hooft parce que je n’osais pas lui parler directement à lui. Je partais du principe qu’un mec avec des bras gros comme mes cuisses pouvait me coller une droite bien sentie et qu’il fallait que je me méfie. Je n’ai pris de l’assurance qu’avec le temps.
Et je n’ai jamais eu de problèmes sauf une fois où la compagne d’un compétiteur m’a fait une sale réflexion pensant que c’était à l’appendice génital de sa moitié que j’en voulais, je l’ai bien vite remise à sa place.
Pour en revenir à mon propos, les choses se sont enchaînées assez vite. J’ai commencé à assister à toutes les compets ACF. Je les ai suivi en province et même à l’étranger en Italie du sud.
Je rentrais gratuitement et leur fournissais un double de chacun de mes clichés en échange. On retrouvait les mêmes athlètes souvent et des liens se tissaient, les gens commencaient à s’habituer à moi. Je m’imposai peu à peu.
Puis je me suis mis à aller assister à d’autres compets d’autres fédés où l’accueil qui m’a été fait a toujours été correct, NABBA, IFBB et à rencontrer d’autres athlètes.
Par la suite j’ai commencé à écrire des articles pour la presse spécialisée, entre autre Bodyfitness et le bulletin Ile de France de l’AFCPF/IFBB sous l’égide de Bruno Gadaut.
N’ayant pas de connaissances techniques approfondies, j’ai choisi de m’interesser au parcours des athlètes, d’où ils viennent, qui ils sont, qu’est ce qui les a amené au body puis à la compet’ etc …
C’est le coté humain qui me branche, plus que de détailler le nombre de reps pendant une séance.
J’aime qu’on me raconte des histoires, des parcours, des tranches de vie, que ce soit celle de ROBERT qui a soulevé de la fonte pour ne pas devenir fou parce que sa petite fille venait de mourir, que ce soit celle de MIKAEL qui a tout perdu d’un coup, son bras, sa petite amie qui l’a plaqué et son boulot pour mieux se reconstruire quelques années après en remontant sur scène en catégorie handisport, en trouvant un nouveau job et en faisant la rencontre de sa compagne actuelle qui lui a donné un enfant.
Oui, définitivement oui, je suis comme un môme qui veut qu’on lui raconte des histoires, des parcours, des tranches de vie. Ca ne m’interesse pas de dévoiler les secrets d’entraînement d’un tel, de détailler le régime alimentaire de tel autre, quels mouvements, poulie pas poulie etc …
Je n’ai d’autre prétention que celle de raconter des hommes et de retranscrire avec des mots la magie qui se dégage de cet instant particulier qu’est une compétition culturiste.
La compétition a quelque chose de magique, de difficile à expliquer. C’est un truc qui fait vibrer. En tant que public on souffre avec l’athlète, on s’identifie à lui, on est lui d’une certaine façon. On retient son souffle, on est comme des mômes devant un arbre de Noel. La compétition c’est un moment privilégié qu’on passe dans la vie d’autrui.
J’ai passé des instants merveilleux dans la vie d’autrui.


Merci.

 

Si vous souhaitez que je parle de vous, contester ce que j’affirme ou tout simplement me donner votre avis sur la question, n’hésitez pas contactez-moi sur mon adresse e mail : julienchal@Hotmail.com


Je dédie ces articles à JOSE RIOS MORENO qui fut le premier culturiste ( non compétiteur ) que j’ai approché vers 1986, un jeune qui à l’époque s’entraînait au GYMNASE CLUB Italie comme moi et qui est devenu un ami, quelqu’un de proche, comme une sorte de petit frêre déraisonnable, un client atypique qui passa trois ans à soulever de la fonte sans faire autre chose tout en ne participant à aucune competition. Il fut le premier souleveur de fonte à m’aider, à me faire me sentir meilleur, à me prouver que les culturistes n’étaient pas tous des mecs décérebrés et pouvaient même être des mecs très bien.

ART ET BODY

Je me suis aperçu qu’il y avait très peu de romans qui parlaient de culturisme où qui mettaient en scène des personnages culturistes. Idem pour le cinéma ou la télévision.
Si les bodybuilders apparaissent ça et là, c’est le plus souvent à leur défaveur.
Ils représentent la force virile et brute et sont rarement montré comme des êtres humains normaux, des gens de tous les jours.
Je me suis donc amusé à repertorier les romans et les films où les culturistes sont présents.

 

JE ME SOUVIENS


Est le titre d’un ouvrage du regretté GEORGES PEREC où celui-ci égrenne ses souvenirs d’une façon parfaitement iconoclaste et dans un ordre décousu, ce qui donne une radioscopie de son époque, une sorte d’inventaire fourre-tout tout à fait mémorable.
Ce livre a été voici quelques années adapté au théatre par l’excellent SAMI FREY sur la scène de l’Odéon, il me semble. SAMI FREY la jouait en pédalant sur un vélo, idée pour le moins originale pour une œuvre tout aussi originale.
J’ai donc eu l’idée de reprendre le principe de PEREC à mon compte pour évoquer ce que j’ai vécu dans l’univers du body et chacune des petites phrases, chacun des gens cités seront autant d’hommages qu’à ma façon je leur rendrais, une manière pour moi de leur dire merci.
Je n’enfourche pas de vélo, je mets juste BOWIE sur la platine comme d’hab’ et m’allume une sèche.

 

Les athlètes photographié par Julien

 

  La galerie des athlètes que Mr Chal à rencontré lors du suivi des compétitions ...

 

  Jean Michel Bouzniakoff en compétitions mais aussi au parc floral lors du salon de Paris en 2003

 

  Maxime Dudret athlète découvert par Julien ...

 

Hommage à ceux que j’ai croisé
MON PANTHEON

Jean Michel Bouzniakoff
Robert Moers
Isabelle André
Max Dudret
Bruno Gadaut
Michel Gauthier
Dany Gauthier
Maxime Gauthier
Jean Marc Dayan
Michel Hernandez
Mario Savreda
Gilles Debus
Serge Bustrel

Odile Lupon
Richard Varrucciu
Pascal Aguiard
Cyril Pieri

Alexandre Bogaert
Jean marie Pirinu
Joel Pintapary
Mikael Louvel
Xavier Lefaivre
Philippe Tachon
Olivier Ripert
Pascal Thooft
David Mayeux
Fabrice Huet
Martine Cadoret
Frederic Laniaux
Franck Angele
Mikael Marion
Raphael Lapoirie
Henri mauries
Eddie Joffrey
Thierry Leroy
Stéphane Desautez
Pascal Wagener
Sébastien Comte
Ignace Merlo
Barisa Bougara
Nourdine zahaf
Rhaffa Djillali
Aristide Urbino
Franco Trovato

Dominique Arnault
Philippe Foussard
Stéphane Burger
Alain Kamla
Fabrice januzzi
Pierre Chivat
Frederic Bois
Michel Tartinville
Alexandre Franchini

Et cette liste n’est pas exhaustive
Pardon à tous ceux que j’ai oublié